Mis à jour le 15 octobre 2026. Le préavis de grève des pilotes et du personnel de cabine, qui couvrait la période du samedi 17 au mercredi 21 octobre, a été suspendu par l'intersyndicale après des discussions avec le gouvernement. Le mot compte : suspendu ne veut pas dire levé. Les syndicats se réservent le droit de relancer le mouvement si un décret promis ne paraît pas. Pour un organisateur de séminaire, cela change l'évaluation du risque aérien sur la fenêtre 17-21, sans le ramener à zéro.

Cet article met à jour ce que nous écrivions dans notre article du 8 octobre et dans notre calendrier du 13 octobre, qui présentaient encore le préavis comme non levé : c'était exact à la date où nous avions lu les sources, ce ne l'est plus.

Voyageurs nombreux sur un quai de gare devant un TGV
Illustration : voyageurs sur un quai de gare, avril 2018, sans rapport avec ce préavis. Photo : patrick janicek, Wikimedia Commons, licence CC BY 2.0.

Ce qui a été suspendu, par qui, et pourquoi

Selon TourMaG (9 octobre, 23 h 05), l'intersyndicale composée du SNGAF, du SNPNC, du SNPL, de l'UNAC et de l'UNSA PNC a décidé de suspendre son préavis, qui visait toutes les compagnies opérant en France, le vendredi 9 octobre au soir, après des discussions avec le gouvernement. DeplacementsPros rapporte la décision le 12 octobre sans en donner la date précise ; le SNPL, syndicat des pilotes, figure parmi les cinq signataires. Nous signalons cet écart de dates plutôt que de le trancher : il peut simplement refléter un décalage entre la décision et sa publication sur le site du SNPNC.

Le motif initial était la réforme du cumul emploi-retraite, applicable au 1er janvier 2027 selon L’Écho touristique (12 octobre). TourMaG énumère les concessions annoncées : une nouvelle circulaire du ministère du Travail adressée au directeur de la CNAV, qui « ne donne plus d'ordre direct à la CRPN » ; un écrêtement des pensions appliqué seulement à partir de la liquidation de la pension de base ; une motion du conseil d'administration de la CRPN ; et un décret décrit comme imminent. Nous n'avons lu ni le communiqué de l'intersyndicale, ni la circulaire, ni le décret : ces éléments sont rapportés par la presse spécialisée.

Chronologie établie par les sources lues
DateÉvénementSource
18 septembreCinq syndicats déposent le préavis : cesser le travail du samedi 17 au mercredi 21 octobreL'Écho touristique
9 octobre (soir)Suspension du préavis par l'intersyndicale après discussions avec le gouvernementTourMaG
12 octobreSuspension rapportée comme décidée ; décret « attendu » mais non publié au Journal officiel à cette dateDeplacementsPros
15 ou 16 octobreLa DGAC doit communiquer 24 à 48 heures avant le samedi 17 (selon L'Écho touristique, 12 octobre)L'Écho touristique
17 au 21 octobrePériode initialement couverte par le préavis—

Suspendu n'est pas levé : la condition qui reste ouverte

Le communiqué cité par TourMaG précise qu'une grève ou un mouvement social pourrait encore avoir lieu « si jamais le gouvernement ne tient pas ses promesses », et le site ajoute : « Tout dépendra donc de la publication du décret promis ». DeplacementsPros rapporte, de son côté, que les syndicats avertissent que la suspension n'est « pas un blanc-seing » et qu'un nouveau préavis pourrait être déposé si le décret tardait. Aucune des deux sources ne donne de date pour un éventuel nouveau préavis.

Nous n'avons lu aucun texte juridique sur les délais de dépôt d'un nouveau préavis, et nous ne les évaluons donc pas. Ce que les sources établissent, c'est que le préavis est suspendu à la date de leur publication, sous condition ; l'ampleur exacte du risque résiduel n'est pas chiffrée.

Lecture de l'organisateur (la nôtre, pas celle d'une source)

Une suspension conditionnelle déplace le risque plus qu'elle ne le supprime : une grève du 17 au 21 paraît moins probable qu'avant la suspension, mais la date de publication du décret devient l'information à surveiller. Tant qu'elle n'est pas connue, nous traiterions le préavis comme « en sommeil » : pas de raison de défaire un plan aérien qui tient, pas de raison non plus de supprimer le plan B.

Vidéo de ConsoMag sur l'indemnisation des passagers aériens en cas de grève, déjà intégrée à notre article du 8 octobre. Nous n'avons pas vérifié sa date de mise en ligne ; elle ne traite pas de la suspension.

Ce qui reste exposé entre le 17 et le 21 octobre

La suspension du préavis aérien ne dit rien des autres modes. Selon L’Écho touristique (12 octobre), une journée de mobilisation nationale est évoquée pour le samedi 17 octobre, premier jour des vacances de la Toussaint, sur fond de colère des lycéens et de hausse des prix du carburant, des appels circulant sur les réseaux sociaux ; SNCF Voyageurs n'avait alors pas d'information sur d'éventuelles perturbations. DeplacementsPros (9 octobre) précise de son côté qu'aucune manifestation n'était déclarée en préfecture pour le 17 et que des blocages routiers, s'ils se produisaient, pourraient allonger les trajets vers les aéroports et les gares. Ces deux textes sont antérieurs à aujourd'hui : nous n'avons pas trouvé de mise à jour plus récente.

Côté route, la mobilisation des transporteurs et autocaristes annoncée à Paris pour le 21 octobre n'a, à notre connaissance, pas été annulée ; nous n'avons toutefois pas pu relire les sources de l'OTRE aujourd'hui (une page nous a été refusée). Le détail figure dans notre article du 7 octobre. Conséquence pratique : l'alternative « car » pour remplacer un vol reste exposée le 21, et l'alternative « train » le 17 reste à confirmer.

Vidéo de l'OTRE sur la crise des carburants, déjà intégrée à nos articles du 7 et du 13 octobre. Nous n'avons pas vérifié sa date de mise en ligne ; elle ne traite pas de la suspension du préavis aérien.

Quatre ajustements à faire sur un séminaire du 17 au 21 octobre

Sans crier victoire, sans tout défaire

  1. Gardez vos billets, mais conservez les conditions de modification. Un billet flexible ou un échange gratuit coûte peu au regard du risque résiduel ; ne laissez pas expirer une option de modification avant que le décret ne soit publié.
  2. Surveillez deux dates, pas une. La publication du décret au Journal officiel (information à vérifier directement sur Légifrance, que nous n'avons pas pu relire) et les consignes de la DGAC, attendues 24 à 48 heures avant le samedi 17 selon L'Écho touristique.
  3. Maintenez le plan B, allégé. Comme le détaille notre guide du plan B, l'alternative doit avoir été pensée avant le jour J. Si elle repose sur le train ou le car, vérifiez les dates des autres mouvements : voir le comparatif train, avion, car.
  4. Relisez la clause qui fait référence aux grèves. Une suspension modifie le contexte factuel mais pas le texte de votre contrat : voir notre guide du contrat de séminaire et notre article sur l'assurance annulation. Un juriste doit relire ces clauses.

Ce que nous ne savons pas

Nous ne savons pas si le décret promis est paru au Journal officiel : TourMaG le disait imminent le 9 octobre, DeplacementsPros le disait non publié le 12. Nous ne savons pas si les compagnies ont rétabli leur programme normal ni si la DGAC a publié ses consignes. Nous ne savons pas si l'appel du 17 octobre se concrétisera. Nous ne prenons pas parti sur la réforme du cumul emploi-retraite ni sur les revendications des syndicats : ce texte ne traite que des conséquences pour les organisateurs. Nous le mettrons à jour à la publication du décret ou à tout nouveau préavis.

Questions fréquentes

Le préavis de grève des navigants du 17 au 21 octobre est-il annulé ?

Il est suspendu, pas levé. L'intersyndicale (SNGAF, SNPNC, SNPL, UNAC, UNSA PNC) l'a suspendu après des discussions avec le gouvernement, mais se réserve la possibilité de relancer le mouvement si un décret promis n'est pas publié.

Mes vols du 17 au 21 octobre sont-ils garantis ?

Non. Aucune source lue ne le garantit. Le risque de grève a baissé, mais la suspension est conditionnelle et les compagnies restent soumises à d'autres aléas. Gardez les conditions de modification de vos billets.

Qu'est-ce que le décret dont tout dépend ?

Selon la presse spécialisée, il s'agit d'un texte lié à la réforme du cumul emploi-retraite des personnels navigants, accompagné d'une nouvelle circulaire du ministère du Travail. Nous n'avons pas lu ces textes : consultez Légifrance pour leur publication.

Dois-je maintenir mon plan B transport ?

Oui, de manière allégée. La suspension réduit le risque aérien mais ne dit rien du train le 17 ni de la mobilisation routière du 21. Vérifiez qu'aucune alternative ne dépend d'un mode lui-même visé.

Où trouver l'information officielle ?

Auprès de votre compagnie aérienne ou de votre agence, de la DGAC pour les consignes, de la SNCF pour le train et de Légifrance pour la publication du décret. Les articles de presse cités donnent le contexte, pas les programmes de vols.

Sources et méthode

Pages lues le 15 octobre 2026. Non lus : le communiqué de l'intersyndicale, la circulaire et le décret, les consignes de la DGAC, les prévisions de la SNCF, les sources de l'OTRE (accès refusé), une page de blog dont le chargement a échoué. Nous avons écarté trois pages qui, à la lecture, datent de 2025 (un article de radio régionale sur les départs de la Toussaint, un article sur SUD-Rail au Landy, un article de salles de séminaires), et une page de cabinet d'avocats qui se déclare elle-même générée par intelligence artificielle. Les vidéos ont été vérifiées comme existantes (oEmbed) ; leurs dates ne l'ont pas été. Aucune vérification externe indépendante n'a été faite. Ce texte n'est pas un conseil juridique.